Le Trail des Marcassins (95)

Cet article sera le dernier avant un petit mois. Inutile de gâcher les dernières heures de quiétude de votre précieux dimanche soir en écrivant que je pars ce soir en voyage de noces au Sri Lanka et aux Maldives. Que je vais laisser derrière mois la grisaille, la ville et le bruit pour me recentrer sur des éléments vitaux tels que plonger, bronzer, visiter, manger et roucouler. L’essentiel, quoi.

Toujours est il qu’avant de prendre l’avion, je me suis lancée avec des collègues du club dans un Trail mémorable : celui des Marcassins, à Saint Brice sous forêt (95). Aucune préparation, un niveau bidon, peu de motivation mais une inscription validée depuis plusieurs mois et une équipe engagée.

La dream team sans laquelle je serai restée sous la couette.

En plus d’un anniversaire la veille (mais qu’ont ces gens qui ne courent pas à tout organiser le samedi soir ?) et d’une nuit sans sommeil, le terrain était prêt à accueillir un corps de commandos en action avec sa boue collante qui semblait ne plus vouloir quitter mes chaussures d’une semelle. Une histoire d’amour était née, impossible de les décoller !

290 mètres de dénivelé sur 17km à franchir avant de voir la ligne d’arrivée, c’est plutôt surmontable en temps normal, mais pas ce jour là. Alors on a décidé d’en rigoler. De s’arrêter à chaque montée, de s’attendre à chaque virage, d’essayer de ne surtout pas se faire doubler par la fille aux mollets jaunes et d’admirer les arbres calcinés sur le côté en se lançant des clins d’œil ironiques « Au moins on sera venus pour les paysages ! « .

D’arriver avec la banane, d’accélérer dans la dernière descente et de se retrouver au ravito, frigorifiés mais heureux entre les relents de vin chaud qui embaumaient l’atmosphère.

Le trail des Marcassins est une course dynamique, casse pattes et boueuse, perdue dans une forêt remplie de bosses tordues. Deux parcours sont disponibles, un 17 et un 34km qui reprend deux fois la même boucle. 

Un moment nature, loin de Paris, pour renouer avec la sensation de terre sous les pieds, l’odeur de l’humus au matin frais, le gris des arbres en janvier. Un moment à partager !

Finalement, vu l’allure à laquelle nous avons couru, j’ai encore du jus ce soir. Mes chaussures de Trail (Asics) ont été fidèles jusqu’au bout malgré leur liaison dangereuse avec la boue et je n’ai pas une ampoule. Tant mieux, puisque je vais avoir un besoin crucial de mes pieds. Vital. Indispensable.

Vous comprenez pourquoi ? Allez, je vous aide !

A très bientôt sur le blog 🙂

1 Commentaire

  1. Roucoulez bien après ces efforts !

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