Ma première course

Deux mois après mon inscription dans un club, (cf. Courir en club pour progresser) je participais à ma première course : Odysséa Paris, 10 km.

Il s’agit d’une association qui reverse la quasi-totalité du montant des inscriptions à la lutte contre le cancer du sein.

La nuit qui précéda l’évènement fut courte et peu réparatrice puisque je me réveillais toutes les heures, yeux grands ouverts fixés au réveil. Bien entendu, plus j’y pensais, moins j’arrivais à me rendormir et mon esprit survolté me susurrait sournoisement « Tu vas être fatiguée demain ».

C’est donc fraiche et reposée que j’arrivais au point de rendez-vous le matin, devant l’esplanade du château de Vincennes.

Vêtue du traditionnel tee-shirt rose flashy, je déposai mes affaires au vestiaire et m’insérai dans le SAS de départ, accompagnée par d’autres amis coureurs.

Les minutes qui précédèrent le départ me remplirent d’une euphorie nouvelle. Décomptage des secondes, derniers échauffements, ambiance musicale…tout se mélangeait dans un tableau aux couleurs affriolantes, j’expérimentais l’excitation de l’avant course.

Odysséa Paris

Le top départ est lancé, la foule se bouscule, il est difficile d’allonger sa foulée et de se creuser un chemin parmi les milliers de personnes, mais j’espère maintenir un rythme de 6 minutes au km, chrono à l’appui. Le parcours agréable chemine dans le bois de Vincennes, je prends mon temps pour observer le paysage, répondre aux gens qui sont là pour m’encourager et taper dans les mains des enfants enjoués qui bordent les routes.

Le temps n’est pas essentiel pour moi ce jour-là, j’espère réaliser les 10km en une heure, mais je cours depuis deux mois seulement et l’excitation est telle que je perds mon énergie à papillonner sur le chemin. Les ravitaillements m’enchantent, je suis éblouie par tant de nouveautés, et me prends même à discuter avec une coureuse sur la route, du 7ème au 9ème km.

L’arrivée approche, je me détache du groupe et prend mon élan pour un sprint final qui ne me fera gagner que quelques secondes. Ma montre annonce 1h01 et 42 secondes, le défi est (presque) relevé.

Fatiguée mais heureuse, je rejoins les espaces de récupération pour m’hydrater et m’approvisionner en fruits secs avant de retourner chercher mes affaires au vestiaire, car le froid s’infiltre à travers mon tee-shirt maintenant que je ne cours plus. Les gens autour de moi s’embrassent et se félicitent, il s’agit d’une course très familiale éloignée de la compétition, état d’esprit qui me convient très bien pour une première fois.

Même si mon chrono n’est pas exaltant, j’en retire des sensations nouvelles et l’idée que la course est un sport à la fois solitaire et solidaire : on court avec des gens que l’on ne connait pas mais pendant un temps limité, nous expérimentons ensemble un effort partagé. Cette communication se fait dans la nuée, dans la masse collective des coureurs, de par un sentiment d’appartenance très fort.

Vous vous souvenez de mon aversion pour le basket-ball et autres sports collectifs (cf. Comment ai-je découvert la course à pied ?) ? Avec le running, j’ai trouvé le moyen de participer à un évènement collectif tout en étant solitaire et cette première course me l’a confirmé.

De retour chez moi je me concocte un petit plat de récupération à base de poisson blanc et de quinoa aux légumes, et je prends le temps de bien m’étirer avec une playlist douce, sans trop forcer. L’hydratation étant essentielle, je bois plus d’un litre d’eau dans l’après-midi, alternant eau plate et eau gazeuse (St Yorre, riche en sels minéraux).

Odysséa 2014, mon premier 10km, 1h01 et 42 secondes…il me restait du chemin à parcourir, mais j’étais sûre d’une chose : l’aventure running ne faisait que commencer.

 

Laisser un commentaire