Saint Jacques de Compostelle

A l’occasion de notre mariage, nous avons reçu de multiples cadeaux de la part de nos proches. De l’argent, un thermomix, des accessoires de cuisine et… Un voyage sur le chemin de Saint Jacques.

Voilà maintenant plusieurs années que nous évoquions le sujet avec mon amie Julie, laissant nos esprits rêver aux sentiers balisés sur les traces de l’apôtre. J’étais loin de penser qu’elle allait nous offrir cette chance en cadeau de mariage.

Voici comment nous nous sommes retrouvés sur le chemin du Nord.

Le 7 avril 2017, nous débarquons dans la ville de Mondoñedo en Galice pour débuter un périple de sept jours en compagnie de nos amis, Julie et Santi. Sacs à dos, chaussures de trail, crème solaire et fruits secs, nous sommes parés comme des touristes ignorants qui pensent bien faire en s’équipant de la parfaite panoplie du pèlerin. C’était sans compter l’oubli du bâton de Julie dans la voiture !

Pour mieux appréhender la fatigue qui s’annonce, Santi nous a réservé ce soir là une chambre d’hôtel en plein centre ville, dernière nuit individuelle avant les refuges surchargés en cette semaine Sainte.

Etape 1 : Mondoñedo- Goiriz (35 km)

A 6h du matin, le réveil retentit et nous avalons rapidement un petit déjeuner dans le noir pour nous lancer à l’assaut du chemin. Les yeux endormis, nous demandons des indications aux rares habitants qui errent à cette heure là car nous ne parvenons pas à dénicher la première conque.

Une fois guidés, nous quittons la cathédrale de Mondoñedo et montons au milieu des forêts d’eucalyptus en même temps que le soleil, accompagnés par d’agréables senteurs de nature, d’humus et de réveil. Les kilomètres défilent dans la campagne et Santi nous fait remarquer que les réglementations architecturales n’existent que depuis peu en Galice : ici des maisons vertes ou roses, là des baignoires qui servent d’abreuvoirs dans les champs… Nombre de ces exemples hétéroclites parsèment le paysage.

A 13h nous nous arrêtons dans un restaurant à Abadín pour déjeuner. Nous sommes les premiers à être servis, il est encore tôt pour les espagnols. Le menu du pèlerin à 10 euros est gargantuesque, avec une entrée aux spaghettis plus copieuse qu’un plat de résistance.

Ce n’est pas l’idéal pour repartir léger et pendant que nous discutons en attendant le dessert, un basque vient nous saluer et nous expliquer qu’il parcourt 48km par jour, ce qui l’a contraint à abandonner sa compagne en chemin, bien trop lente pour lui. « Qué bruto ! » nous dit Santi avec un clin d’œil.

Le rythme est plus lent après avoir pris deux kilos sur l’estomac et j’entends Julie qui râle « J’ai l’impression de traîner des pieds ! »

500 mètres plus loin, nous observons avec effroi que sa semelle droite s’est décollée de la chaussure ! Ce n’était pas qu’une impression. Elle enfile des mocassins de secours trop serrés en attendant de trouver une boutique pour pèlerins au milieu des champs reculés.

Julie avait la fâcheuse sensation de traîner des pieds…

Le parcours est pour le reste très agréable et comme la conversation s’atténue au fil des kilomètres et de la fatigue, nous nous extasions devant les agneaux et autres animaux que nous n’avons pas l’habitude de croiser à Paris.

« On va prendre une bière » lancent les garçons en virant à droite alors que la balise annonce qu’il faut aller à gauche. En fait, nos deux compagnons, bien plus raisonnables que nous, se sont alliés en secret pour réserver une pensión avant la fin de l’étape prévue initialement (il manquait 4 kilomètres pour y arriver). Le mental de battante de Julie reprend le dessus pour inciter la troupe à continuer jusqu’au bout mais c’est peine perdue, les garçons sont déjà assis au bar en train de commander à boire et de picorer des tapas. Heureusement que nous les avons écoutés car le nombre de kilomètres prévu était démesuré pour un premier jour.

Etape 2 : Goiriz-Baamonde (25 km)

Frais comme des gardons après une nouvelle nuit dans une chambre individuelle (A vrai dire, j’étais contente d’avoir reculé la date d’arrivée dans les refuges remplis de ronfleurs), nous partons à l’assaut des 4km restant de la veille pour parvenir à Vilalba, ville qui nous parait grande après une journée passée dans les champs. Il est encore tôt et nous sautons dans le premier café ouvert pour prendre un copieux petit déjeuner et un chocolat chaud épais tel que je les aime en Espagne, un « chocolate ». Après un arrêt rapide à la pharmacie pour les bobos aux pieds et aux genoux, nous repartons dans les rues qui s’engouffrent à nouveau vers la campagne galicienne sous un soleil éclatant. Et dire qu’il est censé pleuvoir dans cette région ! La nature nous offre des palettes de jaunes, de verts et de bleus presque aussi motivantes que les « Holà » des petites mémés édentées croisées sur les routes sinueuses.

Les garçons s’arrêtent au soleil pour faire une pause pharmacie et soigner leurs pieds endoloris, j’en profite pour m’étirer et accueillir avec plaisir le soleil sur mon visage. Un néerlandais qui passe par là stoppe sa route devant le spectacle que nous formons et nous explique qu’il se rend à Baamonde, comme nous. Notre paresse visible ne lui donne cependant pas l’envie de continuer à nos côtés et il reprend aussitôt son chemin en s’élançant vigoureusement tandis que nous reposons nos têtes sur l’herbe fraîche. 

L’art de la pause

Les 25km à parcourir s’étalent doucement, nous faisons peu de pauses pour arriver le plus tôt possible dans l’auberge publique par peur de manquer de place. Aux portes de la ville, alors que la fatigue s’installe durablement, nous voyons sur la droite une solide bâtisse blanche et émettons l’hypothèse farfelue d’y loger pour la nuit, à l’abri de la foule et des ronfleurs. En la contournant, les grosses lettres de « TANATORIUM, ou chambre funéraire » nous arrachent un fou rire. Effectivement nous pourrions y dormir en paix !

Moderne et charmante, l’auberge nous ouvre ses portes quelques pas plus loin et nous retrouvons le néerlandais qui avait dû arriver plusieurs heures auparavant. Le dortoir collectif est quasiment vide, c’est l’avantage du chemin du Nord, beaucoup moins emprunté que le chemin français. Une fois de plus, la chance nous épargne et nous connaissons la joie d’une nuit calme sans autre bruit que celui de nos duvets qui se ferment.

Nos chaussures se prélassent pendant que nous lavons le linge.

Etape 3 : Baamonde-Miraz (15km)

La nuit paisible est troublée très tôt ce matin là par une voix forte qui pousse de grands cris enthousiastes depuis l’accueil. Il me semble la reconnaître mais l’agacement dû à ce réveil précoce brouille mes sens et ce ne sont que quelques minutes plus tard que je me rends compte que l’individu bavard et matinal (les deux ne font pas bon ménage en auberge) n’est autre que le néerlandais à la marche rapide déjà prêt à partir et en train de blaguer avec la réceptionniste.

Le temps galicien nous accompagne ce matin pendant plusieurs kilomètres, nous suivons les balises dans une forêt embrumée aux allures celtiques, Bretagne y es tu ? Le soleil ne tarde pas à nous réchauffer et en montant dans les petits villages perdus conçus de roches et d’horreos, nous troquons la polaire contre la casquette.

 

Un exemple d’horreo, bâtiment agricole servant de grenier

Les poules en liberté caquettent, les chiens attachés à de lourdes chaines tirent pour nous rejoindre et les vaches indifférentes paissent sans trêve dans les grands champs de verdure qui bordent les alentours. Nous traversons une Galice rurale, sédentaire et agricole. Des heures durant nous marchons, laborieusement avec nos sacs alourdis, et c’est au détour d’un chemin, alors que l’on ne s’y attendait plus, que nous tombons sur un tout petit bar sombre pour acheter quelques fruits et déjeuner d’énormes bocadillos à la tortilla et au chorizo. Le chemin du Nord est bien moins touristique que le français et les sites de restauration peuvent se faire désirer.

Nous atteignons vers 18h une auberge privée moderne et je guette déjà les emplacements éloignés des potentiels ronfleurs. Le chemin commence à être plus peuplé à cette étape du voyage. Des valenciens et madrilènes enthousiastes et fêtards nous invitent à boire un verre avec eux dans l’unique café accolé à l’auberge et nous entamons une joyeuse soirée ponctuée de galicien, castillan, français et anglais, au rythmes des bières « la Estrella Galicia » qui tournent comme des manèges. Un des valenciens nous raconte qu’il est actuellement professeur à l’université de Nîmes et quand nous lui demandons ce qu’il pense de la ville il nous répond avec de grands yeux « L’ambiance à Nîmes, c’est terrrrrrrriiiible ! Il n’y a pas de bars ! ». J’affirme en lui expliquant que la ville de Paris est bien plus active à ce niveau là. « Oui mais à Paris, le météo, c’est terrrrrrriiiible ». On éclate de rire.

Alors que nos cousins espagnols continuent de festoyer (un taxi achemine leurs sacs chaque jour et ils sont bien plus frais que nous !), nous allons nous coucher assez tôt dans l’optique de s’endormir avant eux. La nuit se déroule paisiblement malgré un léger sifflement inquiétant dans le fond de la chambre mais j’arrive à surpasser ma crainte et à dormir correctement.

Etape 4 : Miraz- Sobrado dos Monxes (26km)

A nouveau le froid et l’humidité nous enserrent quand nous sortons tôt le matin. Le rituel café, jus d’orange et tostadas se poursuit au restaurant, toujours en compagnie des valenciens qui feront à partir de là le même chemin que nous jusqu’à Saint Jacques.

Après avoir vu les forêts d’eucalyptus globulus, ce sont les champs jaunes de toxos qui nous entourent, recouvrant les alentours d’une couleur éclatante. Les routes que nous traversons sont très variées et se renouvellent chaque jour.

Les champs de Toxos

En chemin, nous nous arrêtons dans l’atelier d’un artisan qui nous tamponne la credencial avec un authentique tampon de cire rouge. Il nous explique faire partie de l’ordre des Templiers.

La maison du mystérieux artisan

Un peu plus tard, nous dégotons une petite ferme perdue au milieu des dindons, poules et chiens et mangeons tranquillement un repas chaud dans un lieu tout à fait improbable. Les doigts de pied en éventail au soleil, nous profitons de ce temps de repos salvateur.

La ferme perdue où nous avons déjeuné

Comme Julie traîne toujours sa patte folle suite à ses chaussures neuves qui lui enserrent les pieds, Nico et moi partons devant pour être sûrs de réserver des places à l’auberge. Un pèlerin aux allures d’aventurier se met à nous parler espagnol avec un accent qui sent fort le français et nous entamons une petite conversation. Guitare au dos et barbe de plusieurs mois sur le visage, il nous explique qu’il a pris une année sabbatique pour venir jusqu’à Saint Jacques en partant de Tours. Une fois arrivé à destination, il a continué par le Portugal, l’Andalousie et le Maroc, logeant quasiment chaque soir chez l’habitant. Julie et moi buvons ses paroles tandis que Nico et Santi le soupçonnent d’imposture « Si ça se trouve, il a juste parcouru 100km et il ne sait même pas jouer de la guitare ».

Nous y sommes. L’auberge de ce soir n’est autre qu’un monastère du 10ème Siècle, immense et imposant, dans la ville de Sobrado.

Les cloîtres sont sublimes mais le confort vraiment rudimentaire et je me dis en posant mes affaires dans la chambre bondée et sombre que de multiples ronfleurs doivent sûrement s’y cacher. Je ne fus pas déçue cette nuit là. La dictature du ronfleur m’empêcha de trouver le sommeil. Je changeais de place sans relâche, poussais des sons en espérant réveiller le fautif, me mouchant, faisant semblant d’éternuer quitte à réveiller d’autres dormeurs silencieux… Sans succès ! Le ronfleur expert était, pour sa part, entré dans un sommeil profond et réparateur que rien ne semblait troubler. Vers 2h du matin, il me sembla qu’un autre pèlerin tentait lui aussi de manifester son agacement en usant d’une technique à laquelle je n’avais pas songé : ouvrir et fermer rapidement la fermeture éclair du duvet pour faire le plus de bruit possible. Cette solidarité m’aida à me sentir moins seule et même si elle n’atténua en rien le son incommodant, elle m’octroya un moment de répit et une nouvelle complicité avec l’autre victime.

Les dortoirs du monastère

En début de matinée, après voir songé à emporter mon matelas et mon duvet dans un autre dortoir, je finis par plonger dans un sommeil agité et rêvais du collège. Au réveil, je guettais le criminel d’un œil noir mais me retrouvais face à de gentils pèlerins tous plus aimables les uns que les autres. Ma haine s’envola aussitôt, vaincue par l’effervescence de la préparation du sac, les « Holá, buen camino » et la perspective d’un nouveau trajet.

Etape 5 : Sobrado dos Monxes- Arzua (22km)

Beaucoup de route goudronnée pour cette journée de 22km où les lignes droites nous semblent interminables. Pour la première fois nous commandons des bocadillos à emporter pour pique-niquer dans l’herbe auprès d’une église et faisons la sieste ! Quel bonheur !

Nous enchaînons les pauses mais sans stress car nous avons réservé à l’avance une auberge privée pour la nuit. Arzua, ville d’arrivée, est connue pour son fromage, et après une dernière montée ardue, nous parvenons dans une auberge classe et jolie avec de grandes et agréables douches.

Un masseur exerce à proximité et l’envie de chouchouter nos muscles engourdis est trop forte : nous passons la porte du cabinet et optons pour une formule de 30 minutes concentrée sur les jambes. Ouille ! Il ne s’agit en rien d’un massage de spa doux et relaxant, c’est plutôt une séance de torture exercée par un kiné qui appuie pile là où ça fait mal. Il apprend à Julie qu’elle a une tendinite aux deux pieds, d’où ses douleurs constantes.

La ville d’Arzua regorge de petits bars festifs, c’est l’occasion pour nous de goûter le « pulpo a la gallega » et le « quexo San Simon », typiquement galiciens. De purs délices.

Etape 6 : Arzua-Pedrouzo (19km)

Bip, bip, bip. Le son du réveil est de plus en plus agaçant au fil des jours et j’ouvre un œil dans l’unique but de vérifier si les amis se sont levés. Rassurée de voir que ce n’est pas le cas, je feins de ne pas avoir entendu la sonnerie et en profite pour grappiller quelques minutes de sommeil. Aujourd’hui pour la première fois, nos pas rejoignent ceux du chemin français et la différence est notable. Nous avions parcouru les 120 premiers kilomètres quasiment seuls sur les routes, avec des difficultés à trouver des lieux pour pouvoir se ravitailler et nous étions à présent plusieurs dizaines à marcher, cyclistes, piétons, adultes et enfants confondus.

Les tentations abondent sur les côtés des sentiers, de généreux habitants laissant à disposition des pèlerins des fruits, du café chaud et de beaux lieux de repos. Nous avons même dégoté une petite auberge champêtre avec un feu de cheminée !

Sur la route, Santi nous explique qu’en galice, les camions ont l’habitude de klaxonner si les marcheurs le leur demandent d’un geste de la main. Nous essayons dès que nous en voyons un arriver mais le chauffeur ne répond pas et nous nous retrouvons ridicules sur le bord de la route avec nos quatre mains en l’air. Après plusieurs essais, un camionneur enjoué répond à notre signal par un énorme « Tut-tut » qui nous fait frissonner et envoie la casquette de Santi valser dans les prés. Fou rire généralisé.

Nous déjeunons le midi dans un restaurant à la façade un peu délabrée mais où le propriétaire s’avère être un homme généreux et bavard qui nous sert des ración copieuses et faites maison : raxos, emapanadas, croquetas… Et même tarta de queixo en dessert. Tout est délicieux et c’est l’estomac un peu lourd que nous reprenons le chemin. Nous passons la nuit dans un petit hôtel pour être au calme et récupérer.

Etape 7 : Pedrouzo-Santiago de Compostela (19km)

Une dernière journée de 19km avant d’arriver à Santiago. Le chemin est encore parsemé de nombreux pèlerins et nous croisons à nouveau les valenciens (la météo à Paris, c’est terrrrrrriiiible !) qui vont plus ou moins au même rythme que nous à cette différence près qu’ils s’arrêtent dans tous les bars environnants.

Les petites maisons en pierre aux volets verts, les eucalyptus, les toxos et les fougères sont toujours là pour nous accompagner, entrecoupés d’auberges touristiques pour boire un café ou casser la croûte. Avant de parvenir à Santiago, nous devons monter de nombreuses collines dont la fameuse Monte do Gozo ou mont de la joie, qui ne porte pas bien son nom tant il nous épuise !

En haut, se trouve une sculpture immense qui offre un début de vue sur la ville.

Nous nous y arrêtons pour souffler un moment. La campagne cède peu à peu la place à l’urbanisation et en descendant nous traversons pendant de longs kilomètres un paysage de banlieue. Les routes s’élargissent, les maisons et bâtiments se multiplient et j’ai la sensation en pénétrant dans la ville que cet espace citadin est immense. Après une semaine seuls dans les fermes, champs et forêts, nous voilà arrivés dans une ville de 60 000 habitants et le changement est radical : les sens la démultiplient. Comme le retour au confort et à la propreté après avoir vécu dans des endroits précaires et enclenché un rythme abolissant tous les mécanismes de la vie quotidienne, la taille de la ville m’a semblé être un retour au matériel un peu brutal et précoce.

Les panneaux Santiago de Compostela nous donnent une énergie nouvelle et peu à peu les bâtiments récents cèdent la place à des quartiers plus anciens, à des rues qui montent, escarpées et rudes. L’objet du périple, la cathédrale, laisse apparaître une tour discrète et toute en retenue, et il nous faut avancer davantage pour la trouver de face sur la grande place, symbole de la fin du chemin. Elle est actuellement en travaux et ses deux tours principales sont entourées d’un voile bleu de chantier. A l’instar des dizaines de pèlerins, nous nous avachissons mollement sur l’esplanade et admirons notre entourage dans une espèce de léthargie nonchalante. Nous sommes arrivés !

L’estomac nous ramène à la raison et dans les rues bondées de par la semaine Sainte nous réussissons à dégoter un bar à tapas où nous nous régalons de spécialités en partageant des racións. Le repas se termine même avec de la liquor de café et nous sortons dans la ville un peu ivres pour nous diriger vers les lieux d’édition de la Compostelana, ultime sésame validant notre parcours, credencial à l’appui.

Sept jours de marche, 161 kilomètres parcourus, des fous rires, des râleurs (« No te convirtas en un protestón profesional »), des eucalyptus et des pieds qui foulent les sentiers de milliers de pèlerins passés par là avant eux. Pas une ampoule pour ma part, au grand dam de mes camarades. Une folle envie de recommencer en partant de devant chez moi, comme ça, sans crier gare.

Paris, une semaine plus tard :

Pour combattre une nostalgie post-pèlerinage, nous décidons de partir faire une randonnée dans Paris. Au bout d’une demi-heure de marche, une sensation de gêne sur le talon droit me pousse à m’arrêter sur un banc. Interrogative, j’enlève ma chaussure et trouve une énorme ampoule qui trône au milieu du pied, ironique. Nous venions de marcher 2km. 

Merci à Julie et Santi de nous avoir permis de vivre avec eux cette formidable expérience d’amitié et à la Galice de nous avoir dévoilé ses plus beaux attraits.

Merci les amis !

Si vous décidez de partir sur le chemin de Saint Jacques, je vous conseille fortement le livre Immortelle randonnée, Compostelle malgré moi de Jean-Christophe Rufin qui décrit son parcours avec brio. Généreux, documenté et drôle, il se fait le porte parole de beaucoup de pèlerins avec sa plume d’écrivain.

 

 

 

4 Commentaires

  1. Ma seule « expérience » des chemins de Compostelle était celle de Jean Christophe Ruffin. Merci pour ce partage Elsa!

  2. Nicolas dit : Répondre

    L’expérience parfaitement racontée… Bravo pour cet article qui m’a rappelé énormément de souvenirs.

  3. celine dit : Répondre

    Wouaahhhh! Elsa! Merci pour cette page qui me laisse admirative et très envieuse!!!

  4. Rébecca dit : Répondre

    Je me suis régalée à lire ton récit ! Je t’entends me raconter l’anecdote des valenciens et « la météo à Paris, c’est terrrrrrriiiible ! » MDR Tu m’as fait trop rire avec ta quête du ronfleur. Vraiment excellent article, ça donne trop envie !

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