Voyage au Sri Lanka : partie 1

Arrivée de nuit à l’aéroport de Colombo, je ne découvrais du Sri Lanka que ce qu’il laissait entrevoir à travers les vitres du taxi faisant route vers l’hôtel. Un vent chaud frissonnait entre les branches hautes d’arbres que je soupçonnais être des palmiers géants et dont la grâce se dévoilait timidement dans la pénombre nocturne. L’air que j’humais à plein nez avait la moiteur des pays tropicaux et je sentais une nature prête à bondir au moindre sursaut, cachée dans les recoins d’une végétation luxuriante, pleine de bruits inquiétants et de mouvements indomptables. Au petit matin, le cri d’un oiseau inconnu me tira hors du lit et en sortant de la chambre, les pieds dans le patio, je tombai nez à nez avec ce que la nature avait laissé suggéré la veille.

Ce fut comme un éblouissement.

Le vert des arbres et des plantes, les couleurs des fleurs rayonnantes de vie, le son des oiseaux grouillant par centaines dans les arbustes cachés, le bruit furtif des insectes remuant au travers des feuilles à hautes tiges. Un nouveau monde s’imposait, verdoyant et frais, sauvage et domestiqué à la fois, prêt à reprendre ses droits à chaque seconde.

Nous étions arrivés au Sri Lanka.

Notre chauffeur parle un anglais à l’accent prononcé, quand je le questionne sur la pluie « Does it rain a lot here ? », il me répond enthousiasmé que le réseau ferroviaire s’étend jusqu’à la montagne et que le « train » est un moyen de transport fort apprécié par des touristes.

Il double sans marge de sécurité, klaxonne après les tuks tuks, traverse les villes avec familiarité… alors que pour nous c’est le dépaysement complet.

La circulation est anarchique, et des villes sans âme bordent l’unique route, proposant des étals de fruits à perte de vue, la plupart des variétés nous étant inconnues.

Nous marquons l’arrêt devant un stand rempli de noix de coco, « Vous allez voir it’s so refreshing », et à coup de machette un vieux monsieur coupe le fruit en deux : nous voilà en train de siroter un délicieux breuvage qui luit dans sa coque orangée.

Encore transportés par la végétation qui encadre le chemin, nous roulons jusqu’au site sacré d’Anuradhapura où des processions bouddhistes on lieu chaque jour.

Des temples immuables se dressent devant nous, imposants et massifs. La pierre de lune nous rapproche un peu plus du Nirvana. Les bains jumeaux se font écho. Le body Tree continue d’affirmer son immortalité. En un murmure de fin de journée, la première capitale Sri Lankaise se laisse apprivoiser.

Par dessus le vert, par dessus les fruits, les arbres centenaires et les francs coloris, ce qui supplante le tout se résume en un sourire ; celui des Sri Lankais.

Ils sont beaux en sarong, leurs dents blanches étincellent, les femmes portent les cheveux longs et noirs et leur peau interpelle.

« Ayubowan » en Cingalais, « Vanakan » en Tamul, leur langue chante, éblouissante, et leurs yeux sombres nous désarment tant on peut y voir plus loin que ce qu’ils semblent exprimer.

Accueillis par le propriétaire d’une Guest house modeste, nous expérimentons des rencontres avec la population, goûtons aux délices des pancakes au miel de coco et parcourons un parc national où les éléphants se laissent observer dans leur milieu naturel.

Et ce vert à l’horizon, toujours ce vert qui se perd au large et nous berce d’illusions.

Sigiriya et sa forteresse infranchissable s’offrent à nous le lendemain. Dans un écrin de verdure où les ruisseaux murmurent, nous gravissons les marches qui nous séparent des splendides demoiselles aux formes généreuses et surplombons les fondations du palais tout en haut du rocher au lion, ascension vertigineuse à flanc de falaise.

 Puis nous faisons route vers Dambulla et ses grottes aux mille bouddhas couchés.

Ensuite il y eut Kandy. Les fabriques de Batiks. Le jardin aux épices où le guide nous fait humer des essences de cannelle tout en voulant nous vendre de la crème d’épilatoire dite définitive et des huiles capables de guérir tous les maux de la terre. 

La suite de ce voyage continuera dans le prochain article, j’ai préféré le raconter en deux parties pour ne pas vous lasser devant un texte interminable. Gardons la ville de Kandy, les plantations de thé et l’ascension du pic d’Adam pour un autre jour, histoire que le voyage se fasse désirer… A suivre !

4 Commentaires

  1. Merci pour ce partage qui donne envie de découvrir le Sri Lanka. J’espère que tu as rapporté quelques recettes de cuisine à partager avec nous. #papillesalaffut

    1. Les carnets d'une runneuse dit : Répondre

      Des recettes à base de coco surtout mais j’ai peur que sans les bons ingrédients ce soit beaucoup plus fade !

  2. Claire dit : Répondre

    Ca y est, moi aussi je veux y aller ! Les photos sont magnifiques et votre programme avait l’air bien rempli ! Vous nous raconterez tout avec encore plus de détails très bientôt j’espère !
    J’adore ta façon de rédiger, on sent bien que tu as profité !

    1. Les carnets d'une runneuse dit : Répondre

      Mais oui c’était splendide ! Et notre guidé était trop top! Hâte de vous raconter avec plus de photos 🙂

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